Artistes associé·e·s

« L’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme »
André Malraux

Elsa Adroguer

Après avoir suivi une formation théâtrale à l’Université de Tours, elle intègre plusieurs compagnies professionnelles de la Région Centre où elle joue d’abord le répertoire classique (Compagnie Thalie, Sub’théâtre) et devient en 2008 comédienne permanente d’un café-théâtre (La Comédie de Tours) où elle joue pendant deux ans essentiellement des pièces du théâtre de boulevard. 

En 2009, elle se forme à l’improvisation théâtrale et intègre la Compagnie la Clef où elle intervient pour des spectacles d’improvisation et divers projets durant plusieurs années.

Parallèlement à son métier de comédienne, elle obtient son Diplôme Universitaire d’Art-thérapie à la Faculté de Médecine de Tours. En 2005 elle devient intervenante régulière au Centre Dramatique National de Tours. Pendant 19 ans, elle mène chaque année de nombreux projets auprès de différents publics et structures médicales et sociales de la Région Centre et anime des stages.

Comédienne de la Compagnie Les 3 Sœurs pendant 5 ans, elle a joué dans plusieurs créations jusqu’en 2020 (Les visages de Franck de Charles-Éric Petit, Blanche Aurore Céleste de Noëlle Renaude, Correspondances croisées…) et a participé à un spectacle récurrent de Théâtre d’Intervention à la Maison d’arrêt de Tours. Elle joue par ailleurs des spectacles jeune public pour la Tite Compagnie depuis 2018 et intègre en 2020 la dernière création du Collectif Râ, Nulle part de partout de Dominique Richard.

En 2017 elle initie et crée en collaboration avec Mikaël Teyssié, le Festival Pièces Jointes, produit et co-organisé par la Charpente, à Amboise.

En 2016 elle se lance dans l’écriture de 37 heures, le spectacle est créé le 18 novembre 2021 à l’Hectare à Vendôme et bénéficie du soutien de la Drac Centre Val de Loire, de la Région Centre, de la Ville de Tours et du Département d’Indre-et Loire. Après une trentaine de dates, le spectacle poursuit sa diffusion en 2024.

En novembre 2023, elle est lauréate académique du prix Edmond Proust pour 37 heures et le texte est publié aux Éditions l’Harmattan.

Elle crée sa compagnie, In Lumea en novembre 2021, qui portera ses spectacles, dont sa prochaine création en cours d’écriture, Origines, prévue à l’automne 2025.

Émilie Beauvais

Émilie Beauvais est comédienne, auteure, metteure en scène et dramaturge. Elle s’est formée au conservatoire de Tours puis à l’école de la Comédie de Saint-Etienne, a été permanente une année là-bas, a fait partie dix ans du collectif la Querelle, tout en travaillant au long cours avec différentes compagnie, en particulier Pierre Maillet et le collectif des Lucioles, la compagnie du Souffleur de Verre, Pauline Bourse et la compagnie Mobius Band, Bruno Geslin et La Grande Mêlée. En 2011 elle fonde parallèlement la compagnie Supernovae à Tours avec Matthieu Desbordes, deux spectacles ont déjà vu le jour, un troisième se prépare.

Mikaël Teyssié

A la suite, d’une licence d’Arts du spectacle, il entre en 2007 à l’ERAC. Dans ce cadre, il participe notamment au spectacle Si un chien rencontre un chat, mis en scène par Catherine Marnas (Avignon In 2010). En 2010, il intègre le CDR de Tours. Sous la direction de Gilles Bouillon, il prend part à Cyrano de Bergerac, Kids de Melquiot et Le chapeau de paille d’Italie (prix Beaumarchais). En 2013, il entre dans la compagnie Möbius-Band de Pauline Bourse avec laquelle il participe à plusieurs spectacle, en particulier Mon frère ma Princesse de Catherine Zambon. En 2015, il joue Rémi dans Les cahier de Rémi de Dominique Richard. L’année suivante, il  participe à une forme théâtre /danse avec la Nivatyep Cie et l’institut Français de Saragosse. Il est co-fondateur du collectif NightShot avec lequel il crée, en  2017, le spectacle Nous allons vivre. Il travail en ce moment, avec son collectif, sur la création de La très bouleversante confession de l’homme qui a abattu le plus grand fils de pute que la terre ai porté d’Emmanuel Adely.

Marie Pétry

Après une formation à l’école des Gobelins, Marie Pétry a développé sa pratique de photographe et vidéaste par la fréquentation assidue des plateaux de théâtre, de danse et d’opéra.
Loin de ne s’intéresser qu’aux productions proprement dites, elle s’attarde surtout sur les temps de répétition, de recherche qui permettent d’aboutir à la création d’un spectacle.

Elle a notamment été artiste associée au Conservatoire à Rayonnement Régional et au Centre Dramatique National de Tours où elle a réalisé des reportages photographiques, des vidéos et des diaporamas sonores.

Inscrivant sa pratique dans un temps long, sa démarche proche du documentaire l’entraine à faire corps avec les espaces qu’elle investit. Par une présence discrète, attentive, bienveillante, elle instaure peu à peu une véritable intimité et confiance entre elle et son sujet lui permettant de capter le hors-champ, l’inattendu, la fragilité. Evitant soigneusement toute mise en scène ou effet spectaculaire, sa démarche est en creux, attendant que s’y loge le désir.

Témoin privilégié de moments de latence ou d’abandon, elle conçoit son travail dans une réciprocité, une forme de dialogue des présences et des corps que l’objectif vient capter. Le relationnel est premier, il conditionne la possibilité de toute captation. La relation précède la photographie et la photographie témoigne de la relation.

Après avoir construit son regard dans le champ du spectacle vivant, l’espace/temps de la répétition devient pour elle métaphore et prétexte à explorer de nouveaux théâtres, que ce soit celui d’une salle de cours, d’un centre de loisir ou d’un Ehpad.