Origines (projet en cours)

Trois histoires vraies recomposées. 
Trois vies déracinées. 
Des vies plusieurs fois recommencées. 
Trois personnages en quête d’ici et d’ailleurs.

Et puis, des montagnes de papiers. 
C’est l’histoire de Majed, Sanda et Pape. 
Ils sont nés en Irak, en Roumanie, au Sénégal.
Ils vivent ici depuis peu ou depuis très longtemps ou bientôt. 
Ils ne se connaissent pas.

Résumé

Il y a Majed, il y a Pape, il y a Sanda. 

MAJED 

Aéroport d’Istanbul. Après avoir fui l’Irak et être resté 3 ans et demi en Turquie en attente d’un pays d’accueil, Majed et sa famille peuvent partir en France aujourd’hui. Un pays auquel Majed n’avait jamais pensé. Mais pendant le check in, une feuille volante s’échappe des mains de Majed et tombe au sol dans le hall B de l’aéroport. C’est son visa. Lorsqu’il s’en rend compte, il est trop tard. Il ne peut pas descendre le chercher. Il a déjà donné ses papiers au premier poste de contrôle. Il a donné son statut de réfugié. S’il redescend, il ira en prison. Oui mais sans son visa, il ne peut pas s’envoler.Une capture d’écran ça ne suffit pas, au poste de contrôle, ils disent qu’ils n’acceptent que les PDF. L’Ambassade, elle dit qu’elle accepte de lui renvoyer son visa en PDF, mais seulement s’il envoie un papier de déclaration de perte. Oui mais le bureau de déclaration des objets perdus est à l’extérieur de l’aéroport. Et s’il sort, il va en prison. Trop tard l’avion va décoller.  Les parents et la sœur de Majed refusent de partir. Le reste de la famille embarque. Deux jours et une nuit dans l’aéroport et ils apprennent la nouvelle : l’aéroport d’Istanbul ferme définitivement le soir même. Ils ne le savaient pas. C’était écrit nulle part. Il n’y a plus qu’une solution pour Majed qui n’a que son passeport : prendre le dernier vol pour retourner, seul, en Irak avant que l’aéroport n’expire. 

 

SANDA

Aéroport Charles de Gaulle. 11h Sanda attends son vol pour Bucarest avec son compagnon Julien, qui la quittera 11 minutes après. À 36 ans, Sanda a décidé de retourner dans son pays d’origine, la Roumanie. Adoptée par une famille française à 36 mois, elle a passé son enfance à Villiers au Bouin jusqu’au divorce de ses parents adoptifs. Elle vient des orphelinats roumains, ceux qu’on voyait à la télé. Ses parents lui ont tout raconté.  Elle n’a aucun souvenir, elle n’arrive pas à se dire que les mouches sur les bébés, elle y était. Pourtant ça l’a toujours travaillé. Elle a toujours voulu savoir à qui elle ressemblait. Elle ne sait pas qui était sa mère biologique. Elle s’est déjà tout imaginé. Elle part avec un seul objectif : retrouver ses papiers et son identité. Larguée dans le hall B de l’aéroport, seule, elle décide de partir.  

 

PAPE

Aéroport de Libreville. Pape s’apprête à embarquer pour sa nouvelle vie. La neuvième. Direction le Berry. Des vies, il en a eu autant qu’un chat. La première a commencé dans la banlieue de Pikine au Sénégal, chez son grand-père. La deuxième, il l’entame à 8 ans, chez son père et sa marâtre. Puis le Centre de Redressement de Dakar. La base militaire. Touba. La vie de Casque bleu au Congo. La Côte d’Ivoire. Son rêve qui se réalise, coach sportif à Dakar. Sa rencontre avec Patrick. Sa vie de coach célèbre au Gabon. Sa rencontre avec Pauline. Et tout à l’heure, la nouvelle vie qui commence : la France, Pauline et le Berry. 

Les résidences